2.11.2020

JEAN-PIERRE MELVILLE

Les films de Jean-Pierre Melville sont dominés par la solitude, l’échec et la mort. Des films dits « noir » : Le Doulos, Le Deuxième Souffle, Le Samouraï, Un Flic, Le Cercle Rouge témoignent d’un style propre, d’un mécanisme précis qui se répète. La trahison y est omniprésente, le film se concentre sur l’exécution d’un coup (un assassinat, un braquage), la mise en scène est austère et efficace. Les plans sont longs, peu bavards, les décors ciselés, le montage minimaliste.

Le style de Melville est affirmé riche en références, témoin de ses influences cinématographiques.  Passionné par le cinéma américain, des films tels que Casablanca de Michael Curtiz sorti en 1942 ont contribué à façonner le style melvillien. Voulant devenir un « personnage » du cinéma populaire français, il se construit un uniforme, telle une figure type de fiction.

Les vêtements sont choisis et associés pour créer de forts contrastes à l’écran. Le fétichisme vestimentaire de Jean Pierre Melville transparait sur ses personnages. Les personnages principaux ne portent que des chemises blanches, des costumes gris anthracites ou bleus marines auxquels s’ajoutent un pardessus camel ou un trench-coat mastic. Feutre mou, trench-coat ceinturé à la taille, lunettes de soleil (aviateurs ou en écaille épaisse) dessinent l’uniforme melvillien, où se joignent le dandy et le voyou.

HUSBANDS

COSTUMES
Alain Delon dans Le Samouraï, 1967

Alain Delon dans Le Samouraï, 1967

Alain Delon et Paul Crochet,

Alain Delon et Paul Crochet, "Un flic", 1971

Jean-Paul Belmondo,

Jean-Paul Belmondo, "Le Doulos", Paris, 1962

Jean-Pierre Melville et Alain Delon, tournage de

Jean-Pierre Melville et Alain Delon, tournage de "Un flic", Paris, 1971

Yves Montand (Jansen), tireur d’élite dans Le Cercle rouge, 1970

Yves Montand (Jansen), tireur d’élite dans Le Cercle rouge, 1970

Jean-Paul Belmondo et Jean Desailly

Jean-Paul Belmondo et Jean Desailly "Le Doulos", Paris, 1962