LE SOLARO

Le Solaro, développé par la London School of Hygiene & Tropical Medicine, est à l’origine un tissu technique devant protéger ses porteurs des rayons ultraviolets. Il est inventé en 1907 par Louis Westenra Sambon, cancérologue spécialiste des maladies tropicales.

Invention du premier tissu technique à destination des troupes coloniales

Le tissu est très vite adopté par les troupes britanniques stationnées dans les colonies en milieu tropical. Les soldats l’utilisent pour confectionner leurs uniformes : face rouge pour recouvrir les casques, face beige pour les vêtements. 

Le Solaro est formé par le tissage de fils de laine rouge et olive/kaki. Le fil de chaine (fil ‘vertical’), rouge, avait pour fonction, selon son créateur, de renvoyer les rayons ultraviolets. Le fil de trame (fil ‘horizontal’), kaki plus ou moins clair, contraste et donne à la matière un aspect vibrant, variant à la lumière. La matière prend un aspect iridescent oscillant entre le vert, le beige et le rouge, particulièrement mis en valeur lorsqu’il est tissé en large chevrons.

Utilisation du Solaro par les tailleurs

Dans les années trente, le Solaro entre dans le vestiaire des civils. En réalité peu efficace pour protéger des rayons UV, son port est rentré dans les mœurs et la matière a continué d’être produite. L’étoffe vendue sous le nom de tissu tropical gagne alors le nom de Solaro dont Smith Woollens est le fabricant exclusif depuis 1931.

Après la Seconde Guerre mondiale, devant la pénurie de matières premières, les tailleurs italiens récupèrent des stocks militaires contribuant ainsi à l’expansion du tissu au-delà de l’Empire britannique. Dans les années 50 et 60 le Solaro, respirant et peu froissable est vu comme une étoffe de choix pour les hommes d’affaires devant se rendre régulièrement dans des pays chauds.

ELKANN, Alain. Turin, Italie. 1976. 

AARONS, Slim, phot. COMTE RUCELLAI, Simone. Florence, Italie. 1984. 

échantillon de tissu Solaro à larges chevrons par Smith & Co Woollens. 2020. 

CORDERO DI MONTEZEMOLO, Luca. Milan, Italie. 2003. 

  • L’ÉPAULE
    «Les couturiers y voient aussi l’endroit de leur singularité.»
  • KITANO, TROIS MOUVEMENTS
    «Kitano cautérise l’émotion, réduit le récit, affine le dialogue.»
  • LE PICK STITCH
    « historiquement réalisé à la main avec un détail visuel frappant dans les tissus plus légers et plus brillants »
  • LES HOMMES DE MODIANO
    «En miroir, c’est l’uniforme de Modiano lui-même qui se dessine.»
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